Comment calculer son IMC ?

​Tout le monde a déjà entendu parler de l’IMC, cette formule qui prend en compte le poids et la taille afin de définir l’indice de masse corporelle et par définition, la corpulence qui vous correspond. On le prend souvent en compte lors de régimes afin d’adapter au mieux les apports en fonction de vos risques et de vos probables objectifs. Toutefois, si cet indice est bien connu, on ne sait souvent pas comment le calculer. Voici comment l’évaluer.

Qu’est-ce que l’IMC ?

L’IMC ou indice de masse corporelle est une formule définie par l’Organisation Mondiale de la Santé qui permet de calculer la corpulence. On l’utilise pour adapter les programmes et les régimes avec les apports nutritionnels nécessaires. Une fois chose faite, le résultat peut être analysé en 4 catégories : sous-poids, poids de santé, obésité et obésité morbide. Pour chacune d’entre elles, un nombre entre 18 (voire moins) et 30 (ou un peu plus) est obtenu et caractérise la situation.

Lors du suivi d’un programme minceur ou d’un régime, votre coach ou diététicienne cherchera tout d’abord à calculer votre IMC afin de comprendre dans quelle catégorie vous placer. En sous-poids par exemple, les régimes sont totalement proscrits puisqu’ils peuvent devenir dangereux pour la santé.

À l’inverse, les personnes en situation de surpoids seront priées de faire le nécessaire à l’aide d’un rééquilibrage afin d’éviter les risques cardio-vasculaires, l’hyperglycémie, le diabète, le cholestérol et tant d’autres maladies qui pourraient être causées par une alimentation peu équilibrée.

IMC : Quelle formule pour le calculer ?

S’il est important, nombreux sont ceux qui ne savent pas le calculer. Pour cela, on utilise la formule suivante : IMC = poids (kg) / taille (m2). En fonction des résultats recensés dans un tableau officiel défini comme standard et fiable par l’OMS, voici ce qu’il est possible d’obtenir :

⇨ En dessous de 16,5, la personne concernée est en dénutrition ou anorexie. Un cas critique à prendre très au sérieux et qui peut être aussi fatal que l’obésité. Carences, anémies, ostéoporose sont les principales conséquences. Le sujet doit impérativement revoir son alimentation et augmenter ses portions petit à petit. Pour cela, il est nécessaire de consulter son médecin afin d’appréhender avec lui, la bonne méthode pour reprendre du poids sans bouleverser le corps.

⇨ Entre 16,5 et 18,5, on estime que la personne concernée est en sous-poids ou en situation de maigreur. Ainsi, aucun régime ou programme minceur ne peut être conseillé afin de ne pas altérer la santé. Tout comme l’indice précédent, les carences, les anémies ou l’ostéoporose pour ne citer qu’eux, peuvent découler de cette maigreur à surveiller d’urgence.

⇨ Entre 18,5 et 24,9, la personne se situe en poids de santé. Il faut toutefois rester vigilant à bien rester entre ces deux données. Afin de savoir si votre IMC est correct, vos capacités doivent toujours être au maximum et la fatigue ne doit pas se faire sentir. Il est nécessaire de continuer à manger équilibré et de pratiquer une activité sportive afin de conserver sa bonne santé.

⇨ Entre 25 et 29,9, le sujet entre dans la phase de surpoids. Il convient donc de faire attention aux antécédents familiaux, aux mauvaises habitudes alimentaires ou aux prises de médicaments qui peuvent faire prendre du poids.

⇨ Entre 30 et 40, le sujet entre dans l’obésité sévère. Un rééquilibrage alimentaire ou programme devient donc indispensable pour perdre du poids et maintenir la santé.

⇨ Au dessus de 40, le sujet entre en phase d’obésité morbide ou massive qui établit notamment le risque de maladies cardiovasculaires. Dans ce cas, un véritable travail sur l’alimentation et une activité sportive douce adaptée aux articulations fragiles sont à mettre en place rapidement.

Les limites de l’IMC

Fiable d’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le calcul de l’IMC a tout de même ses limites. En effet, ne prenant en compte que le poids et la taille, on peut estimer que le calcul de cet indice reste à prendre avec des pincettes puisqu’il n’est fiable que dans certains cas.

Le muscle, plus lourd que la graisse

Il faut savoir que ce calcul a tout de même ses limites, car il ne prend pas en compte la masse graisseuse et musculaire. Sur ce principe, la masse musculaire étant plus lourde que la graisse, une personne musclée peut afficher un IMC plus élevé alors que la part de graisse est presque inexistante. Ainsi, sans avoir le sujet face à soi, on pourrait décréter qu’il est en surpoids tandis que ce n’est pas le cas.

Des cas à part

Les personnes dont l’activité sportive est intense, les sportifs de haut niveau, les personnes malades, les femmes enceintes, les personnes âgées, les nourrissons ou encore l’enfant en bas-âge ne peuvent se baser sur cet indice de corpulence. À savoir qu’il existe toutefois une formule qui permet de calculer l’IMC des enfants.

L’âge comme facteur de poids

L’âge mérite en effet d’être pris en compte puisque l’ossature, l’importance de la masse musculaire et l’accumulation des graisses dues aux hormones peuvent évidemment biaiser le résultat. Une femme ou un homme n’ont évidemment plus les mêmes attributs entre 18 et 65 ans, âge pour lequel la formule de l’IMC ne fait aucune différence.

Une localisation de masse grasse importante

Le problème intervient aussi à cause de la masse grasse que peut contenir le corps. En effet, d’une personne à l’autre, celle-ci peut être tout à fait différente et induire en erreur à cause de la musculature. Car, rappelons-le, l’IMC ne prend pas en compte la localisation de la graisse. Pourtant, c’est cette dernière qui, au-delà de l’IMC, s’avère importante à surveiller.

Dans ce registre, on ne parle pas de la graisse en surface, à savoir les bourrelets par exemple, mais plutôt de la graisse sous-cutanée. Une graisse qui se situe sous les muscles, notamment au niveau de la taille et qui entoure les organes, les empêchant au passage de fonctionner correctement. On l’appelle la graisse abdominale ou viscérale et là encore, l’indice de masse corporelle ne la prend pas en compte.

N’étant pas visible tout en étant présente, elle fausse l’IMC qui peut alors s’avérer être le même pour deux personnes quand l’une d’elles s’avère en danger à cause de la présence de celle-ci.

L’importance du tour de taille

Dans d’autres mesures, on peut également se baser sur le tour de taille comme autre indicateur de surpoids. Pour cela, on place son mètre entre la dernière côte et le début de la hanche. On estime que le sujet est en risque d’obésité si ce tour dépasse 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme. Le surplus de graisse autour de la taille est un bon critère pour évaluer le risque accru de maladies cardiovasculaires ou de diabète.

Pour ceux qui souhaiteraient tout de même connaitre leur poids idéal, le calcul suivant vous donnera un aperçu : taille² x22 pour les femmes et x24 pour les hommes.

Les différences entre les femmes et les hommes

Là encore, le calcul de l’indice de masse corporelle ne se fie ni à l’âge ni au sexe. Pourtant, femmes et hommes ne visent pas le même seuil pour atteindre leur bon poids, à savoir le poids de santé. On estime d’ailleurs que le poids idéal pour une femme serait de 63 kilos pour 1,63 m et pour les hommes de 77 kilos pour 1,75 m.

Ne prenant pas en compte ces critères qui sont pourtant importants, on estime que le calcul de l’indice de masse corporelle n’est pas fiable. Pour l’être, celui-ci devrait englober d’avantages de critères essentiels et qui pèsent dans la balance comme la masse osseuse, musculaire, graisseuse, le sexe, l’âge, mais aussi les hormones, très actives chez les femmes et plus encore dès 50 ans.

L’IMC à l’échelle mondiale

L’OMS utilise ces données à l’échelle du pays ou du monde afin d’évaluer la proportion de personnes en sous-poids ou en surpoids. À ce jour, il est d’ailleurs prouvé que le surpoids fait davantage de morts que le sous-poids. En 2016, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait d’ailleurs que près de 1,9 milliard d’adultes étaient en situation de surpoids.

Il s’agit d’un bon référentiel sur lequel se baser afin de revoir son alimentation. À ce jour, certaines personnes ne savent généralement pas qu’elles se placent sur un IMC entre 25 et 29,9, soit en surpoids. Toutefois, la graisse profonde ne se voit pas toujours au premier abord bien qu’elle soit présente. Ainsi il peut être nécessaire de revoir son alimentation par rapport aux mauvaises habitudes. Cela peut aussi varier avec l’âge, car le corps a tendance à devenir plus fragile. Il est donc important de surveiller son indice.

Comment garder un IMC stable ?

Pour conserver un IMC stable et en situation de santé, il est nécessaire de se bâtir un mode de vie sain et équilibré. Pour cela, l’alimentation doit être riche de toutes les familles nutritionnelles, soit en protéines, glucides, féculents, légumes et fruits. Si vous faites preuve de surpoids, limitez le sucre et les graisses au sein de vos repas.

De plus, la pratique sportive s’avère indispensable. Le running reste l’activité qui permet de bruler le plus de calories en une séance tout en stimulant l’ensemble des muscles du corps. Il permet donc de perdre du poids tout en renforçant la masse musculaire, plus lourde. Dans le même registre, le vélo, la marche rapide, la nage sont aussi très bons en termes d’exercices de cardio pour stabiliser son poids et chouchouter sa santé.

Les autres formules pour calculer son poids idéal

Il existe d’autres formules basées sur le même principe que l’IMC qui prennent toutefois en compte d’autres critères. En revanche, l’interprétation du poids idéal varie énormément d’une formule à l’autre, restant encore peu fiable.

⇨ La formule de Lorentz

Pour calculer votre poids idéal, cette formule se base sur la taille et le sexe. Si ce critère est important, cette dernière ne prend toujours pas en compte l’ossature, une probable rétention d’eau ou la morphologie. On l’utilise principalement entre 18 et 65 ans et s’avère inutile pour les sportifs, les femmes enceintes, les enfants ou les nourrissons. Pour exemple, le poids idéal d’une femme mesurant 1,63 m est estimé à 63,58 kilos.

⇨ La formule de Creff

Cette formule prend en compte la morphologie en fonction de 3 possibilités : mince, normale ou large. Cependant, là encore on estime que le résultat reste peu fiable, car de nombreux critères essentiels manquent à l’appel. Pour exemple, avec cette formule, on estime qu’une femme mesurant 1,63 m, âgée de 30 ans et ayant une morphologie normale devrait peser 59,4 kilos.

⇨ La formule de Monnerot-Dumaine

Ici, la formule prend en compte la musculature et l’ossature, soit ce qui est reproché comme manquant lors des calculs de l’IMC. Pour cela, on mesure la circonférence du poignet, que l’on estime être un bon référentiel. Ainsi, pour un exemple d’une femme mesurant 1,63 m avec un poignet large de 15 cm, le poids idéal doit être de 61,5 kilos.

On constate alors que, pour une même femme, le poids idéal varie énormément d’une formule à l’autre quand les données restent les mêmes. Il est donc difficile de pouvoir se baser sur l’une d’entre elles, y compris l’IMC pourtant utilisé par l’OMS, pour évaluer son poids idéal. Le mieux reste encore de consulter chez son médecin traitant et de voir avec lui, aux vues de tous les critères importants, quel est véritablement le poids de santé qui nous correspond.

⇨ La formule Trefethen

Nick Trefethen est un mathématicien américain qui ne croit pas beaucoup en l’indice de masse corporelle. Pour cela, il a revu la formule afin de la rendre un peu plus juste à son sens. D’après lui, celle-ci s’apparente au calcul suivant : 1,3 ∗ poids (kg) / (taille [m] 2.5) 1,3∗poids (kg) / (taille [m] 2.5). Et là encore, les résultats sont tout à fait différents de ceux de l’IMC classique. Pour le coup, des personnes que l’IMC estimait en surpoids ou sous-poids se retrouvent dans la fourchette de santé.

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